La campagne
Quelques jours après la tempête, après le deuil et le recueillement : il faudra le dire...
Tribune signée de Cécile Duflot, tête de liste Europe Ecologie Ile de France, Françoise Coutant, tête de liste Europe Ecologie Poitou-Charentes et Jean-Philippe Magnen, tête de liste Europe Ecologie Pays de La Loire
Ses femmes et ses hommes conservent, dans la douleur de la perte de proches, une dignité remarquable qui force le respect. Comment ne pas être également frappés par le sens de la solidarité qui s'exprime ici : tandis que les services de secours - des services publics, rappelons-le au passage - font un travail considérable et ingrat, Vendéens et Charentais improvisent, sous la pression des événements, des dispositifs formidables d'entraide mutuelle.
Leur exemple nous rappelle à quel point l'homme est capable du meilleur, dans un contexte qui illustre le fait qu'il est parfois à la source du pire. Car si cette catastrophe "naturelle" est bien le fruit d'un phénomène météorologique exceptionnel, nul ne peut nier que ses conséquences dramatiques ont, elles, une origine clairement humaine.
Lorsque le temps du deuil et du recueillement sera passé, il faudra tirer les leçons de la catastrophe. Clarifier les règles pour les rendre plus efficaces. Revenir à une conception de l'aménagement qui respecte le cycle de la nature, et tienne compte de ses aléas. Il faut souhaiter qu'alors les responsables de l'Etat, comme les acteurs territoriaux sauront ouvrir les yeux, et les oreilles.
ll leur faudra savoir écouter les voix des scientifiques, qui alertent, souvent dans une indifférence polie - et coupable- sur les conséquences de nos choix du quotidien, qui sont aussi des choix de civilisation. Quand on balaie d'un revers de main dédaigneux les mises en garde des géographes, des spécialistes de l'aménagement, quand on prétend que "créer des murets avec quelques parpaings" suffit pour protéger les habitations, et permettre de déroger aux principes de précaution en matière de construction en zone inondable, on rend certes sans soute service à quelques lobbies ou à quelques intérêts particuliers, mais à quel prix, et pour quels risques ? Et que ceux qui aiment à opposer préoccupations de "bobos" et intérêt des "prolos" méditent ce commentaire d'un professeur de géographie de l'université de Nantes : "Avec des résidences secondaires deux à trois fois plus nombreuses que les résidences principales, des campings transformés en mobile homes, le littoral est devenu un lieu prisé par des retraités issus des couches populaires". Encore une fois, ce sont les moins favorisés de nos concitoyens qui ont vu, en quelques heures, mis à mal le rêve que des promoteurs bien introduits leur avaient si habilement vendu...
Non, ces inondations ne sont pas les premières : tout le pourtour vendéen de la baie de l'Aiguillon se retrouve aujourd'hui dans une configuration rappelant celle du 18e siècle ! Et ce qui vient de se passer ne peut que rappeler les deux raz-de-marée survenus en novembre 1940 et en février 1941. Ils avaient provoqué à l'époque l'inondation de 3 à 5 000 hectares de polders. Cette fois, on parle de 4 500 hectares noyés. Pour exceptionnels qu'ils soient, des épisodes comparables se sont donc produits plusieurs fois par siècle dans le passé. Tout cela, les scientifiques l'ont dit, l'ont décrit : qui les a écoutés ? Certainement pas ce sénateur, élu vendéen d'un territoire insulaire qui s'opposait à la prise en compte de ces risques centennaux, quelques jours avant la tempête. Il déclarait alors, avec l'aplomb que lui confère sans doute à ses yeux son statut : « Nous avons de nos jours d'autres moyens que les anciens. »
Ecouter, c'est bien de cela qu'il s'agit : écouter la voix des spécialistes, mais aussi celle de militants associatifs qui se mobilisent contre des projet immobiliers ou d'aménagement qui leur paraissent contraire au bon sens et à la nécessaire prudence qui sied à toute initiative humaine. Caricaturés en défenseurs de valeurs dépassées, d'intérêts locaux ignorants de l'intérêt général, rejetés dans le camp des "décroissants" partisans d'un "retour à la bougie", ces femmes et ces hommes donnent parfois l'impression de se battre contre des moulins. Et pourtant, comment oublier que leurs combats sont complémentaires de la protection que procurent les règles ou la législation environnementale ? Car face aux intérêts financiers qui s'expriment dans ce type d'affaires, les règles ne suffisent pas : elles ont besoin, pour que leur esprit soit respecté, de mobilisation citoyenne. Et ce n'est pas facile : pour un exemple de combat victorieux, combien de luttes perdues, ou de causes abandonnées à la loi du plus fort ? Oui, il faudra se souvenir qu'une déclaration d'utilité publique, ou qu'un permis de construire "conforme" ne constituent pas un critère indépassable de légitimité d'un projet. Oui, il faudra se souvenir que c'est parce qu'on a trop souvent voulu rogner, empiéter sur le droit qui protège le littoral, que certains en paient aujourd'hui la facture. Oui, il faudra se souvenir, le développement des communes ne doit pas faire peser des menaces durables sur les vies, le logement et les activités de millions de citoyens.
Enfin, il faudra le dire : il n'y a pas de fatalité à ce qu'au nom de la rentabilité économique, la population supporte les aléas de l'irresponsabilité de quelques uns.
Oui, lorsque le temps du deuil et du recueillement sera passé, et qu'il faudra tirer les leçons de la catastrophe, il faudra savoir écouter la voix de l'écologie.
Ensemble, imaginons le bonheur
Pique-niques en toute simplicité volontaire durant les JDE
Retrouvons-nous tous les midis, durant les JDE, pour réfléchir ensemble aux actions à entreprendre pour donner à la décroissance l'image...
Europe Ecologie Nantes Centre
Groupe des élus Europe Écologie : communiqué sur l'annonce d'un accord financier pour Notre Dame des Landes
Avec cette annonce d’un accord financier pour Notre Dame des Landes, l’État fait du forcing ! L’annonce de la signature d’un engagement...
Mingata!
Les préjugés ont la vie dure...
Je suis choqué par le titre "premier sprinter blanc sous 10 secondes" La race humaine: - le patrimoine génétique commun à tous les humains...
Mingata!
Etranges indignations, elles et ils sont la droite.
A bien y réfléchir, pour éviter de parler réellement de leur escroquerie pour la fin des acquis de la résistance via la destruction des...
Mingata!
Soyons inventifs, n'ayons peur de rien!
Pour l'instant, les propositions d'organisation dont j'ai pu entendre parler ne me satisfont pas réellement, il y a parfois de très bonnes idées...
Alexis Braud
Une première série de questions à se poser
Je me dis que si on se posait ces questions là (et d'autres qui vont venir) on aurait une bonne base pour y voir plus clair. Avons-nous...
Mingata!
Luttons contre le chômage, pas contre les retraites
Luttons contre le chômage, pas contre les retraites Au lendemain de la faillite de notre système économique de croissance par l'usure,...
Vritz : Pesticides - Porcherie Industrielle
Vritz pulvérisation "pesticides" et "herbicides" à 50cm d'une mare naturelle
A Vritz pas de chômage pour les agriculteurs qui utilise des "pesticides" Les jours fériés, pulvérisation de pesticides sur le blé. Lundi 17...
L'enfance de l'art, Europe Ecologie 49
Le quartier du Grand Bellevue à Trélazé porte bien son nom
Le quartier des Plaines à Trélazé vient d'être rebaptisé le "Grand Bellevue" à juste titre. En effet pour clore en beauté la rénovation...
Le contrôle des frontières menace la survie de l
Ce sont des hommes
Une vidéo très intéressante sur Calais... http://www.dailymotion.com/video/xbihbm_ce-sont-des-hommes-film-d-1h-sur-ca_news











































